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Conferinta Lyon 7 nov
Evenimente


Du Petit Prince à Pinocchio

...dialogue sur le Premier Congrès Européen de Psychotherapie Psychanalytique, Séction Couple et Famille, deroulé à Florence en mai 2010.

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« Il était une fois...- Un roi ! s'écrieront aussitôt mes petits lecteurs. Non, les enfants, vous vous trompez. Il était une fois un morceau de bois » (Carlo Collodi) ... ainsi commence l'histoire. Le Petit Prince, il est le symbole de Lyon, et Pinocchio celui de Florence – deux garcons qui sortent pour quitter leur monde et pour voyager dans le monde entier, plein de merveilles, de choses charmantes, attrayantes, mais aussi dangereux. Stupéfaction, enthousiasme, peur, désir pour connaitre des hommes et lieux nouveaux, chercher un sens et des amis – voila seulement quelques aventures vécues par les deux. Un monde varié que nous tous rêvons connaître, rencontrer mais aussi une methaphore de la connaissance de soi. On peut penser les personnages que le Petit Prince les a rencontré comme parties du Moi, et toutes les aventures que Pinocchio passe comme les fantasmes communes à nous tous. Qu’est ce qui se passe quand tu quittes le monde ou tu est né et ou tu a vit? Qu est ce que tu cherche dans le monde entier? Ou va le chemin et comment rentrer à la maison? Voila des questions auquelles nous essayions, Anca Munteanu et Cristina Calarasanu, trouver des reponses dans un dialogue sur le Premier Congrès Européen de Psychotherapie Psychanalytique, Séction Couple et Famille, deroulé à Florence en mai 2010.

 „C'est alors qu'apparut le renard....
-Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…
-Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé
-Ah! Pardon, fit le petit prince.
Mais après réflexion, il ajouta :
-Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?
-C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie "Créer des liens…"
Antoine de Saint-Exupery, Le petit Prince

Anca Munteanu: Tu est partie seul à Florence, les autres membres de l’équipe, ils ont pas pu t’accompagner. Comment a tu ressenti ça et quelles ont été tes pensées et tes vécus pendant le voyage?

Cristina Calarasanu: Je suis partie dans un voyage qui me semblait être comme dans les contes,  un voyage d’initiation. Avec epreuves et essais, magie et fées, dragons et ogres, schtroumpfs et elfes. Je commence avec cette metaphore qui peut décrire l’imaginaire fantasmatique de mon voyage. Je suis partie dans un monde que je connaissais de livres pour rencontrer des personnes que je les savais de loin. J’ai senti premièrement le désir de faire connaissance avec Florence, parce que si j’étais accueillie dans la maison, je pouvais rencontrer les autres invités. Si on continue avec l’histoire, j’ai étais comme un petit poisson d’or dans un grand océan, libre  à nager dépuis longtemps vivre dans son aquarium élu. Je suis partie comme un messager de notre équipe.

Anca Munteanu: Comment a tu vu Florence quand tu est arrivée? Qu’est ce que tu a visité?

Cristina Calarasanu: Comme une rencontre entre deux histoires. Mon histoire récente et l’histoire d’autrefois, touchée par l’art et la culture. La carte m’a porté vers des lieux du temps perdu. Je me suis promenée dans la Place du Signoria où les batiments semblaient être là dépuis toujours, Palazzo Vechio, il m’est ouvert ses portes gardées avec fierté par le symbole de la Maison Medici, Les Galeries Uffizi, elles m’ont fait connaissance avec Le Printemps de Boticelli et David de Michelange. J’ai senti que regarder et respirer avec les yeux c’est plus profond que parler.

Anca Munteanu: Ton désir était te laisser portée par l’histoire et par la culture, mais tu portais aussi avec toi une ouvrage écrite avec l’équipe roumaine. Tu est venue la présenter dans ce congres européean de psychanalyse. Comment la voyais tu, elle était aussi une histoire, celle de la naissance du premier groupe de thérapie familiale psychanalytique en Roumanie

Cristina Calarasanu: Les émotions et la mission de porter cette histoire dans sa forme écrite vers tous ces hommes, elles m’ont accompagné à chaque instant. En arrivant, je regardais mes feuilles comme une témoignage de mon voyage et de ma présence au milieu de cet évèniment en première: premier congrès européean de la séction de psychothérapie psychanalytique de couple et famille. Mais, les premiers mots que j’ai entendu du président de cette séction, Pierre Benghozi, ils ont été: „Le lien n’est pas une rélation, la communication n’est pas une transmission”. Et je m’ai demandé si ma présence là était seulement l’effet d’une inscription ou ma mission était transmettre au déla de faits chronologiques et scientifiques, l’affect, la passion, la dédicace ou l’angoisse. Et si c’était ça ma mission, comment pouvais je les „dire”? Le contenu de l’ouvrage, il est apparu d’un processus similaire où se sont mélangés toutes cettes vécus pour faire possible une affiliation d’une formation étrangère et une réconnaissance d’une histoire niée. 

Anca Munteanu: Tu a été la seule roumaine. Comment a tu été accueillie, quelles questions as tu reçu? Qu’est ce qu’ils connaissaient sur la Roumanie?

Cristina Calarasanu: Oui, j’étais la seule participante de la Roumanie. Ainsi comme il est reste écrit dans l’archive du congres, dans la statistique des pays: Roumanie, 1. L’accueil a été accablante par l’intérêt et la proximité manifestée. Je m’avais proposé un répit pour observer et pour m’accomoder, mais j’ai eu pas parce que toute le monde voulait nous féliciter pour le pionnerat, pour le courage et pour le travail deposé. Elle m’est impresionée l’affirmation faite par un colleg francais qui a dit: „Vous avez crée un vintre pour qu’un enfant puisse naître.”  La Roumanie, elle porte encore la memoire du communisme, qui précede le présent embué. Les personnes ne savent pas qu’est ce qui se passe chez nous, comment nous travaillons, qui vient dans le cabinet faire une thérapie. Ils m’ont demande en particulier si je suis seule ou il y a aussi autres collegues. Et j’ai écouté cette question comme une crainte de ne pas monter comme Sisif un chemin sans but et sans un appui pour soutenir le rocher lourd.

Anca Munteanu: Quand tu est revenue, tu m’a parlé sur la Tour de Babel et j’ai vu dans le catalogue qui presentait le congres, des ouvrages en quatres langues. Quelle langue a tu parlé avec les autres participants? A coté de Caterina, tu a toujours accompli le rôle difficil de traductrice dans notre formation. 

Cristina Calarasanu: C’est impressionnante cette metaphore de la Tour de Babel. En fait, c’est l’invers du chaos originaire produit par la rencontre des langues et cultures. Dans un mélange tres varié des langues et cultures venant de cinq cents personnes qui parlaient souvent en mme têmps l’anglais, francais, italien, éspagnol, allemagne, portugais...on a crée d’une cértaine manière un lien, une transmission „inconscient à inconscient” avec une seule langue: celui du lien. Le congrès, il a ete apprecié pour son contenu scientifique riche, mais surtout pour sa capacité d’accueillir et pour créer la possibilité d’un „holding”  pour tous les porteurs de chaque culture.  Le lien, plutot onirique, il a permit comme un rêve une rencontre ça et là chaotique et confuse, mais en gardand toujours le fil logique impeccable et la continuité de la transmission. J’étais mon propre traducteur tout le temps, dans une situation ou j’ai passé dans une heure par trois langues (francais, anglais, italien) mais en particulier dans une situation d’écoute, pour „écouter” l’autre au déla de sa langue parlée. Car, la traduction signifie une écoute et une réstitution. Quand j’ai presenté notre ouvrage en francais, dans le séminaire „La thérapie familiale psychanalytique et les différences culturelles”, j’ai parlé du travail de la traduction dans une formation qui a toujours supposé une double réstitution: de l’éspagnol en francais et de francais en roumain, car Rosa Jaitin, qui a même presidé le séminaire, elle est d’origine argentiniene et elle vit dépuis longtemps en France.

Anca Munteanu: Nous nous sommes rencontrés pendant notre formation avec le mélange des langues et vraiement l’écoute c’est un concept clé dans la psychanalyse du lien. Les famille qui viennent au cabinet, elles parlent roumaine, mais ça fait pas moins difficile comprendre et écouter. Nous avons traduit depuis 2008 des articles, des chapitres des ouvrages de la thérapie familiale psychanalytique de francais en roumain et pas seulement. Comment s’est mis à Florence la question du traduction, ils ont eu des difficultés à cause des langues différentes?  

Cristina Calarasanu: Le problème de la traduction a été un élèment central pendant les réunions. La langue et ses malentendus, ça peut produir consternation, tension, iritation et je peux dire même la peur de perdre son identite dans la grande masse qui avale et devore. Ils ont existe des moments quand la traduction n’a pas fonctioné, quand les traducteurs ont été accablés, quand les personnes ont pas compris, moments déroutants ou chaqun essaye à situer ce qu’il entend dans sa propre identite et origine. La nécéssité de la traduction fonctione encore comme un des plus importants objets transitionels; comme un intermédiare qui fait plus facile à digérer une apprentissage lourde. La plus intense expérience que j’ai eu liée à la langue et traduction, elle a été dans le groupe de discussion où j’ai participé à côté des collegues d’Estonie, Norvège, Angleterre, Tchèque, Danemark, Bélge, Allemagne, groupe qui  dans sa première rencontre, il s’est senti vraiement attaqué et inccapable se former comme groupe à cause des différences culturelles et de langue. Longtemps, on a negocié la langue à parler et on a cherché trouver des choses en commun.

Anca Munteanu: Quelle a été la résonance de ta présentation ? Une ouvrage inédite sur le début de l’approche psychanalytique groupale en Roumanie, sur l’histoire de notre groupe de formation et sur le début du travail dans le champ de la psychanalyse du lien.

Cristina Calarasanu: C’est vrai, une ouvrage inédite, une sorte d’autobiographie de sa récente naissance, qui peut pas attendre la plume de l’histoire parce qu’elle doit attester son éxistence. Trois mots clés m’on accompagné: travail, fondation et création. Un processus complex de fondation et formation, un travail de traduction, de construction pour instituer une structure; une naissance et la violence fondamentale implicite du nouveau. Les participants se sont rappellés les résistences dans leurs propres pays, dans leur propre processus de formation. Ils ont debbatu aussi l’idée du pionnerat et les implications d’une telle démarche.  

Anca Munteanu: Surement, on va parler encore sur ce qui se passait à Florence, mais je voudrais te demander qu’est ce que tu as apporté avec toi?

Cristina Calarasanu: Peut être  c’est difficil à repondre à cette question, parce que je suis revenue avec plusieurs choses. J’ai connu beaucoup de personnes et chaqune a touché d’une cértaine manière mon regard et ma pensée. Ce qui m’est impresionée fut la participation où on a debattu une question qui peut sintetiser le congrés: Qu est ce que c’est le lien? Lien, link, vinculo, bindeledd, bund....une essai à trouver un seul mot, à unir toutes les personnes dans un seul corp, à chercher le lien comme un portevoix de la présence. Je suis revenue aussi avec une riche réflection clinique et théorique sur la famille et le couple. Le motto a été les transformations qui apparaissent dans les nouvelles configurations de la famille et du couple, un processus „d’anamorphose” sélon Pierre Benghozzi qui crée pour la nouvelle „famille mosaique” la nécéssité de re-penser un dispositif thérapeutique qui va permettre la transmission, la transformation et la contenance. Adoption, infertilité, insémination artificielle, récomposition, tout cela produit de la confusion et souffrance. L’écoute, le nouveau context thérapeutique c’est la seule modalité à recevoir la demande d’aide. Le couple modern semble être un couple fraternel, qui cherche reprendre la rivalité et le conflit infantil, et le thérapeut un garant du parent qui va médier. La nouvelle pathologie c’est du lien, qui dépasse l’aspect individuel névrotique pour des aspects archaiques, symbiotiques, résidus des traumatismes et de la transmission transgénérationelle de la famille et du couple. Les nouvelles formes de parentalité mets en discussion l’Oedip et ses modalités a
être re-penser. 

Anca Munteanu: Pour retourner aux nos garcons. Le Petit Prince et Pinocchio. Le premier, il grandit et il est devenu un pilot. Le second, il s’est transformé de poupée en garcon réal. Tu est revenue d’un voyage qu’on peut justement le nommer d’initiation et une ouverture vers le monde entier. Nous savons que l’aéroporte où tu est arrivée s’appelle comme le grand explorateur, Americo Vespucci. Comme nous aussi, quand nous avons cherché et decouvert la thérapie familiale psychanalytique.

Cristina Calarasanu: C’est un long voyage qui va toucher plusieurs lieux. Et, à ma place, autres vont partir. Mais, ils porteront la même histoire et le même désir. A connaitre et à transmettre.Tu m’as demandé qu ‘est ce que j’ai apporté avec moi...je suis revenue avec Pinocchio. Encore une poupée en bois, mais joyeuse et prêt à apprendre se jouer en devenant un enfant.

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