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Simona Taccani
Interviuri

Interviu cu Simona Taccani
Cristina Călărăşanu

pentru varianta în limba română: click aici
  • Madame Simona Taccani, pressentez vous s’il vous plait pour les lecteurs roumains. Vous étés psychiatre, psychothérapeute et psychanalyste. Comment vous vous étés dirige vers la psychanalyse ?

J’ai étudié la médecine à l’université de Milan et je me suis diplômée avec une thèse théorico clinique et expérimentale sur l’obésité juvénile ; aujourd’hui nous parlerons de troubles du comportement alimentaire,  de boulimie-anorexie. Thèse, de toute façon en neuropsychiatrie.
Parallèlement à la spécialisation en Psychiatrie à Siena en Toscane, je me suis rendue dans la Suisse romande (Lausanne et Genève) où les patrons universitaires étaient à, ces temps, tous des psychiatres psychanalystes (Ayuriaguerra, Diatkine, Muller, Schneider,etc) un milieu de grand ferment et culture. Là j’ai connu et débutè mon travail avec P.C. Racamier. Je suis avec d’autres coauteur du Le Psychanalyste Sans Divan, texte sur la psychanalyse institutionnel qui a connu alors un grand succès et à été traduit en plusieurs langues.en roumain aussi ? C’est aussi en Suisse que j’ai accompli mon training personnel et de supervisions clinique tout en travaillant comme psychiatre psychothérapeute soit avec P.C. Racamier, soit avec P.B. Scnheider.
Rentrée en Italie je me suis installée en pratique libérale et de consultante dans différentes institutions italiennes et Suisse au Tessin.

  • Pouvez vous nous parlez sur la psychanalyse en Italie et sur les écoles psychanalytiques ? Ou se situe la psychanalyse de famille et couple ?

La psychanalyse italienne a une longue tradition et mériterait une tractation historique à part. En extrême synthèse l’on pourrait dire qu’elle a été très proche de l’école anglaise kleinienne, de l’école franco-suisse parce que nombreux collègues avaient suivi un parcours semblable au mien et enfin un autre contingent a été plus proche du coté Suisse allemand avec l’école phenomenologique et psychopathologique des Binswanger, Boss, Krapelin etc, etc, la psychanlye de famille et de couple a un départ avec l’école de Milan, dont j’ai été avec Mara Selvini et autres membre fondateur, une partie des membres ont gardé leurs origines strictement systémiques, une autre dont moi même, nous nous sommes détachés pour approfondir notre parcour psychodynamique. Pendant longtemps au nord d’Italie le CeRP (Centro di Ricerca di Psicoterapia) étaient la seule institution qui pratiquait la psy de couple et famille, à Rome Anna Nicolò et les siens à Naples Gemma Trapanese. La revue « Interazioni » dirigée par Anna Nicolò et dont je suis  membre du comité redactionnel en est bon témoin.

  • Parlez nous de vos ouvrages. Quelles sont les directions dans vos travaux?

Mes ouvrages : vous en avez vu un bon nombre sur le site. Une dernière La Crisi Necessaria est, malheureusement paru une semaine après le congrès, je pourrais, si vous me faites parvenir votre adresse postal vous faire parvenir, une exemplaire. Les recherches actuelles que le CeRP et moi même nous avons en cours se situent au niveau de :

  1. Les nouvelles pathologies et les nouveaux cadres (setting)
  2. Les pathologies de la périnatalité (maternalitè, paternalitè)
  3. La folie familiale
  4. Les problématiques des filiations et affiliations adoptives
  5. L’éthique du psychanalyste
  6. La psychanalyse des liens
  7. Collaboration psychanlyse, justice est un des autres domaines de recherche théorico clinique.

Nous avons en cours une recherche en collaboration avec plusieurs organismes internationaux, sur les parents des enfants adoptés en jeune age aujourd’hui adolescents.

  • Vous avez organise pendant plusieurs années les Séminaires de Monteguidi avec mr. Paul Claude Racamier. Ca me rappelle les séminaires de Bion. Quelles sont les thèmes centrales discutée et comment est-elle née cette idée ?

Les Séminaire de Monteguidi, une idée née comme tant d’autres d’une amitié, d’une grande habitude à la réflexion commune avec , d’un lieu,  « LA FATTORIA », et d’un grand amour de P.C. Racamier pour la Toscana. De la cuisine de ces ingrédients est né ce plat très bien réussi, très créatif. Vous avez raison en évoquant Bion : le groupe était un conteneur formidable de la pensée créatrice de P.C. Racamier et les « pensées sans penseurs » qui flottaient dans l’air de Toscana trouvaient souvent bon logement dans nos esprits.

  • Dans la théorie et dans la clinique psychanalytique on peut parler aujourd ‘hui d’une pathologie du lien dans le contexte des transformations multiples et traumatismes dans la famille ?

Sûrement oui, je crois que la pathologie du lien c’est la clef qui peut nous permettre de lire avec un œil suffisamment bien mis à feu «  en langage photographique », au nouvelles pathologies. A mon avis c’est le champ de recherche clinique incontestable du moment.

  • Adoption et affiliation, voila un processus qui fait émerger souvent l ‘échec et la souffrance. Comment on peut penser le travail de la filiation adoptive dans le cadre thérapeutique psychanalytique ?

J’ai déjà évoque le problème plus haut ; a Florence nous avons présente un workshop, dans un colloque à Savona, j’ai présente un cas de Depression à 2 dans un cas d’adoption, à Paris en automne, je coordonnerais un autre workshop Le travail de filiation adoptive en échec : lors du Congrès Le traumatisme familial et institutionnel organisé par le College de Psychanalyse Groupale et Familiale.

         Est-ce que vous connaissez la Roumanie et la psychologie roumaine ?

Je ne peut dire de connaître la roumanie, j’ai été 2 jours à Bucarest il y a 20 ans et je l’ai traversée en vitesse. De même pour la psychanalyse roumaine que de toute façon m’intéresse et en toute probabilité peut fournir une possibilité d’apprendre et d’échanger et de partager idées, pensées et culture, matière vivante et vivifiante dont nous avons tous un grand besoin tout particulièrement à l’heure actuelle

Merci

Simona Taccani